29 mars 2014

10 TRUCS POUR EVITER LES AGRESSIONS DANS UN TAXI





          L’insuffisance des transports publics à Abidjan nous emmène tous les jours à nous tourner vers d’autres moyens moins conventionnels pour nos déplacements. Ainsi, Gbaka, Wôrô-wôrô, véhicules banalisés et autres taxis sont devenus notre lot quotidien. Malheureusement nous sommes devenus la proie facile de chauffeurs et autres « apprentis » qui se sentent aujourd’hui en position de force dans le milieu du transport. Quand on ne vous insulte pas copieusement pour une simple question de monnaie, on met votre vie en danger par une conduite aussi approximative que hasardeuse. L’éssentiel, est de faire « la recette du jour », entend on souvent dire dans ce milieu. Même au prix de nos vies.
          Mais le risque le plus grand dans les transports en commun, ce sont incontestablement les agressions . Devant ce nouveau phénomène, seule la solidarité entre usagers pourra nous sauver. Aussi avons-nous décidé de partager dans ce post certains reflexes que nous avons développés de nos habitudes des tranports en commun. 10 précautions valent mieux qu’une, dit-on.
          NB : ces conseils ne vous garantissent pas une sécurité à 100% mais visent à
         réduire les risques d’agression. En tout état de cause, ne cédez surtout
         pas à la paranoïa. Les transporteurs ne sont pas tous des agresseurs.

1) Prenez les taxi inter-communaux (Wôrô-wôrô) toujours dans une gare : les chauffeurs se  
     connaissent dans ces espaces ; vous avez moins de risque de tomber sur des agresseurs.

2) Relevez le numéro d’immatriculation du véhicule chaque fois que vous le pouvez et
     envoyez le par sms ou par une application de tracking (gratuit sur internet) a un parent
     ou ami. Faites-le au vu et au su du chauffeur. Savoir que son véhicule est identifié pourrait
     réduire les ardeurs du chauffeur si il avait de mauvaises intentions.

3) Avec les Wôrô-wôrô, c’est le chauffeur qui doit vous dire où il va et pas l’inverse. Un 
    chauffeur qui ne se reproche rien est toujours le premier à décliner sa destination pour 
     gagner du temps. Il ne perd pas son temps à vous demander votre destination de façon 
     insistante.

4) Evitez si vous le pouvez les véhicules (modèles Bafana ou Eto’o) dont le coffre 
     communique directement avec l’intérieur du véhicule C’est souvent dans ce type de coffre
     que se cache le complice du chauffeur-agresseur.

5) Avant de monter, regardez autour de vous pour vous assurer que vous n’êtes pas suivi.

6) Une fois à bord, si vous êtes seule, assoyez-vous derrière le chauffeur. Il est ainsi en 
     position de faiblesse.

7) Gardez votre sac fermé et tenez-le sur vos genoux. Vos pièces d’identité doivent en 
     revanche être gardées dans une poche de votre tenue ainsi qu’une carte de personnes à 
     contacter en cas d’urgence. La vitre doit être suffisamment levée pour éviter les vols à la 
     tire.

8) Ne jamais arrêter un taxi à la sortie de la banque ou d’une agence de transfert d’argent
     (Western union, Orange money…)

9) Evitez d’emprunter le même trajet, tous les jours et à la même heure car vous devenez
     ainsi remarquable et vos habitudes facilitent la tâche à vos agresseurs.

10) Evitez également d’emprunter des véhicules juste devant votre porte ou de vous faire
       descendre jusque devant votre porte. Ramener un chauffeur inconnu chez sois chaque 
       jour favorise aussi les attaques de domicile.

10 mars 2014

Un bébé prénommé Drogba...



Didier Drogba nous présente Doruk Drogba.

        Les supporters ne savent plus quoi inventer pour rendre hommage à leurs champions préférés. Et ce n'est pas ce bébé turc présenté par Didier Drogba sur son compte Instagram, qui dira le contraire puisque ses parents l'ont prénommé...Drogba! Ou plutôt Doruk Drogba, en hommage au footballeur star du Galatasaray.

        Un geste que Didier Drogba a visiblement apprécié si l'on en juge le message plein d'humour et d'affection qui accompagnait la photo :

        "Bonjour à tous, je m'appelle Doruk Drogba. J'ai trois mois et je suis une superstar!! Mes parents m'ont appelé comme mon fan numéro un... Didier Drogba. Regardez comme il a l'air heureux et chanceux de me tenir dans ses bras. J'ai réussi à le faire sourire et je parie qu'il me trouve très mignon!!!! Affectueusement, Doruk Drogba"

26 févr. 2014

HUMILIÉ, LE DOZO BLOQUE LE RESEAU 3G A ABOBO.



         

           Tuo Djakaridja est chasseur traditionnel Dozo. On le devine aisément, puisque à Abobo, le quartier où il vit, c’est toujours sanglé dans sa tenue d’apparat de chasseur qu’il se déplace. Il sait que ses amulettes et autres miroirs font grosse impression sur son passage et il aime bien ça. Mais ce matin, c’est une autre raison qui conduit notre chasseur dans les rues d’Abobo. Il a besoin d’acheter des crédits d’appel pour son téléphone portable. Oui, Djakaridja vit avec son temps et malgré ses pouvoirs mystiques, il a aussi besoin de communiquer dans le monde réel. Il se rend pour ce faire dans une des nombreuses cabines cellulaire de la gare d’Abobo. Au gérant à qui il explique son besoin, il remet 1000 francs. Ce dernier demande à notre chasseur son numéro et lui confirme presqu’aussitôt que 1000 francs d’unités d’appels viennent de lui être transférés avec succès. Djakaridja n’en croit pas ses oreilles. Il sort donc son téléphone pour vérifier qu’il a bien été crédité. Mais l’objet qu’il sort de l’une des nombreuses poches de sa tenue de chasseur n’est pas qu’un simple téléphone. C’est un véritable bijou technologique. Un téléphone 3G de dernière génération ! 


          Le gérant de cabine est impressionné, et la remarque qu’il laisse échapper le montre bien : « Dozo aussi a téléphone 3G ! ». Le chasseur est frustré et ne manque pas de répliquer « donc faut devenir Dozo aussi pour avoir pour toi ! ». S’en suit une vive altercation entre les deux hommes qui manquent de peu d’en venir aux mains. Si l’intervention des autres gérants de cabine des environs permet d’éviter la rixe, on ne peut pas en dire autant de la colère du Dozo qui peine à retomber. C’est donc en menaçant son adversaire de la queue de cheval qu’il tenait dans l’une des mains et en proférant des malédictions et des injures qu’il quittera la cabine.


          Le gérant de cabine qui croyait l’incident clos retourne également a sa cabine pour reprendre ses activités. Il aura la mauvaise surprise de constater que tous les téléphones avec lesquels il travaille affichent « hors réseau ». Croyant dans un premier temps à une illusion d’optique, notre homme approche ses « collègues » dans le même périmètre pour comprendre ce qui se passe. Mais il se rendra très vite compte qu’il est bien le seul gérant dont les téléphones ont perdu le réseau dans le même périmètre. Il ira même jusqu'à échanger ses puces avec celles de quelques collègues, sans succès. Il comprendra dès lors que les menaces de son client précédent étaient loin d’être des paroles en l’air. Le phénomène qui durera toute la journée bloquera toutes ses activités de transfert de crédit. Ne pouvant ni émettre, ni recevoir d’appel l’infortuné gérant sera contraint de rentrer chez lui plus tôt que d’habitude et bredouille ce jour-là.