11 mai 2012

A la découverte du Village Rasta!


Le sentiment de marginalisation dont ils sont l’objet les a poussés il y a quinze ans à quitter l’ambiance de la grande ville d’Abidjan, pour se retrouver un peu plus au sud, dans la commune de Port-Bouët, et à y créer leur village, le Village Rasta. Eux, ce sont les rastas ou rastafariens, les adeptes de la doctrine et de la philosophie liées à l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié. Au Village Rasta, on vit à la fois si loin et si proche de la population abidjanaise et du reste de la société ivoirienne. 

Marginalisation
"Nous les Rastas, nous sommes bannis, nous sommes marginalisés, nous avons un rapport difficile avec le reste de la société, qui nous juge par notre simple apparence, les habits que nous portons, nos dreads (longues chevelures - ndlr) et parce que nous dénonçons l'injustice où qu'elle soit", affirme Assiman Joy Charly, le Chef du Village Rasta, lorsqu'on lui demande comment est née l'idée de la création de ce village lacustre, qui enregistre de nombreuses âmes aujourd'hui.

Communauté grandissante
Difficile de faire un inventaire réel de la population du Village Rasta. "Je ne peux vous dire exactement combien nous sommes à ce jour. Puisque nous recevons quotidiennement de nouveaux venus, des rastas ou des personnes qui aspirent à vivre comme les rastas mais qui ne peuvent vivre pleinement leur vie de rasta dans leur famille", reconnaît Assiman Charly.
La population du Village ne cesse en effet de grandir. Chaque jour, le Village enregistre de nouveaux arrivants, des jeunes pour la plupart. La raison principale de leur arrivée est presque toujours la même : les rapports conflictuels avec les parents, les forces de l’ordre (pour la consommation de marijuana ou du chanvre indien) ou avec l'entourage.

Au travail
De quoi vit-on au Village Rasta ? "On vit de travail bien entendu ! Jah – Dieu - Le Créateur, a condamné l’humanité au travail. L’homme doit vivre à la sueur de son front. Ici, nous vivons de notre travail. Chacun vit de son talent", poursuit Charly.
Le talent, les habitants du Village Rasta n’en manquent pas. Les colliers, les sandales, les vêtements et les nombreux objets d’arts qui sont exposés dans les échoppes à l’entrée du Village et devant les cabanes à l’intérieur du Village en disent long sur leurs auteurs.
Koko Shenko est rasta et artiste-peintre. Sa fiancée (également rasta) et lui vivent au Village depuis quelques années. La plupart des fresques murales du Village sont de lui. "Mes tableaux et autres objets d’art sont vendus à l’extérieur du Village, ce qui me permet d’avoir de l’argent, juste pour vivre décemment, pas pour mener une vie de luxe", clame-t-il.
A l’intérieur du Village, un espace musical dénommé Gnandem a été ouvert, où les jeunes rastas, amoureux de la musique reggae, exercent leurs talents d’artistes musiciens et de chanteurs.

Ne pas rompre totalement les liens
Les jeunes rastas ne vivent pas reclus au Village, même s’ils ont des contacts de plus en plus restreints avec l’extérieur ! Désormais, le contact avec le reste de la société se fait par leurs œuvres d’art qu’ils sortent vendre au coin de rue, dans les quartiers de la ville d’Abidjan avant de regagner le Village une fois la nuit tombée !
Le Village est aussi ouvert aux touristes et l’espace Gnandem aux amoureux de la musique reggae. Les visites et les nuits musicales génèrent aussi des sous.

Toujours incompris
"A quoi cela rime de porter de grosses nattes sur la tête et de gros vêtements aux couleurs rouge jaune et vert ? Quelle philosophie défendent les habitants du village rasta?" s’interroge Thierry Comoé, hostile au mouvement rasta. "La société veut des gens propres, des gens normaux. Les rastas du Village se marginalisent eux-mêmes et crieront après que la société les marginalise, voyons !" s’exclame Thierry !
S’ils sont toujours incompris par une partie de la société ivoirienne, les habitants du Village Rasta ne comptent pas que des adversaires. Ils ont également des supporters, des inconditionnels.

Des supporters, inconditionnels
Christian Dido, animateur dans une station radio de la place, en fait parti. Il est "irrité" dit-il, quand il entend des personnes blâmer les habitants du Village rasta. « Les rastas du Village sont positifs, c’est des moines ! C’est des adeptes d’une religion qui leur impose le port des dreads et de fumer régulièrement de la gandja (herbe - ndlr)… Ils ne sont guère violents !, soutient Christian.

Retour incertain.
Pour la plupart des jeunes, amoureux de la musique reggae et sympathisants de l’idéologie rasta, en rupture de ban avec la cellule familiale et la société et qui ont trouvé refuge au Village Rasta, le retour à la case de départ semble des plus incertains. Ras Solo, 19 ans, l’un de ces jeunes, s’est installé au Village depuis environ six mois maintenant.
"Je me sens mieux ici. Je vis avec des frères avec qui je partage la même philosophie de la vie. Retourner au quartier, à la maison, auprès des parents, maintenant ? Non, je n’y songe même pas ! Je n’y retournerai peut-être plus jamais", affirme Solo !
Voir toutes les images du village rasta.
                                                                                                      Par  Selay Marius Kouassi
                                                                                                      Source:Radio Netherlands 

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12 avr. 2012

Voici pourquoi viande est perdu dans sauce.

    
         Il était une fois un village où la viande manquait cruellement dans les sauces. Les habitants qui tenaient à la paix dans leur village faisaient bouillir dans leurs sauces de gros morceaux de légumes qui finissaient par imiter parfaitement la texture de la viande cuite. C’est de cette façon qu’ils trompaient leurs palais et calmaient les pleurs des enfants.

      On s’accommodait bien de cette situation dans ce petit village lorsque la sauce  elle-même vint à manquer dans les assiettes. Les complaintes maugrées jusque-là dans chaque case se firent alors plus insistantes, et les cris des enfants, plus stridents. Les villageois auraient bien aimé sortir dehors crier leur faim, mais les Libérateurs, un groupe de jeunes guerriers très excités paradait à longueur de journée dans le village, sagaie au point, on ne savait trop pourquoi. Finalement les pleurs et complaintes parvinrent, on ne sut par quel miracle aux oreilles de Chef-du-village. Il convoqua d’urgence ses notables à un conseil avec comme unique point à l’ordre du jour… le retour de la viande dans les sauces.

        On prit soin de convier Récital-de-Télénovelas-Indien, le griot du village à ce conseil. On aurait pu simplement l'appeler par ses initiales. Mais on l’appelait ainsi à cause de sa propension à raconter des histoires à l’eau de rose à travers le village. Il en racontait à toute heure : dès 10h00, à 11h00, à 12h00, à 13h00, à 18h00, à 19h30 et même à 22h00 ! Au point où, un jour, pour le railler, un fils têtu du village ne manqua pas de lui faire remarquer que ses histoires n’avaient certes pas le même début, mais avaient toutes la même fin. C’est que Récital-de-Télénovelas-Indien en faisait vraiment trop. Et les mauvaises langues ne tardèrent pas à l’accuser de dépraver les mœurs des femmes et des jeunes filles du village. Certains maris qui en avaient les moyens s’étaient d’ailleurs, à prix d’or, attachés les services de griots privés pour permettre à leurs familles d’écouter d’autres histoires que celles mille fois ressassées par Récital-de-Télénovelas-Indien.

        C’est pourtant lui qui, à la fin du conseil fut chargé d’aller partout dans le village annoncer la bonne nouvelle des résolutions arrêtées par Chef-du-village  et ses notables. Mais Récital-de-télénovelas-indien était de ces griots qui connaissaient parfaitement la tradition. Il savait que quand on l’envoyait, il devait savoir s’envoyer. Aussi prit-il soin d’expliquer aux villageois que Chef-du-village avait été très sensible à leurs plaintes, que de graves décisions avaient été arrêtées pour que non seulement la viande travaille, mais surtout qu'elle circule et retourne dans leurs sauces, que ce retour était imminent, et patati, et patata…
Puis les jours passèrent et la viande ne fit pas son retour dans les sauces.

        C’est alors que Notable-en-chef, un notable qui venait d’être fraîchement propulsé à la tête des notables du village entreprit de descendre en personne à la place du marché, très décidé à retrouver la viande et à la faire revenir dans les sauces. C’est que Notable-en-chef prenait ses nouvelles fonctions très au sérieux ! Il s’arma pour cette visite de son chapeau le plus large, de ses lunettes les plus fumées, de sa dernière chemise hawaïenne et de son plus beau sourire. Il aurait voulu partir en villégiature qu’il ne se serait pas vêtu autrement. Savait-il seulement que femme affamée ne se maîtrise point ? En tout cas, le griot qui rapporta cette visite plus tard assura que Notable-en-chef  avait, au cours de sa visite, poursuivi la viande jusque dans ses derniers retranchements, l’avait capturé et la ferait bientôt revenir dans les sauces. Comme à son habitude, Récital-de-télénovelas-indien se garda bien de révéler que Notable-en-chef avait été copieusement tancé par des femmes très remontées qui n’avaient pas raté l’occasion de sa visite pour crier leur famine.
Puis les jours passèrent et la viande ne revint toujours pas dans les sauces.

        L’affaire était visiblement en train d’humilier la chefferie. Les notables étaient à cours d’idées face à la disparition de la viande dans les sauces lorsque l’un des leurs, qui se sentait une âme de releveur de défis,  entreprit de tenter un dernier baroud d’honneur. Robin-des-viandes, c'est ainsi qu'il s'appelait, était le notable en charge des bouchers et chasseurs. Il fit appeler ces derniers dans sa case, certainement échaudé par la mésaventure vécue par son prédécesseur au marché du village. Mais plus que le lieu de la rencontre, c’est la proposition qu’il fit à ses visiteurs qui amusa tout le village : il demanda simplement aux bouchers et chasseurs de se saigner pour fournir de la viande au village. On savait depuis plusieurs générations que  dans ce village, la spécialité des bouchers et chasseurs était de faire saigner le gibier. Mais pas de se faire hara-kiri… Aussi ne fut-on pas étonné lorsque quelque jours plus tard, Robin-des-viandes, qui était allé s’assurer du retour effectif de la viande, déclara que sur les 5 sauces auxquelles il avait goûté aux abords du palais royal, seules 2 sauces donnaient juste une impression de retour de viande.
Puis les jours passèrent et la viande ne revint toujours pas dans les sauces.

        Moralité de l’histoire : ni Robin-des-viandes, ni ses compères de la notabilité n’étaient prêts à réduire les taxes pour permettre le retour de la viande dans les sauces. Ils n’étaient même pas prêts à bannir du village les nombreux intermédiaires qui empêchaient la viande de circuler en rond. Ils ne songeaient surtout pas à faire désherber les pistes broussailleuses et boueuses du village qui empêchaient la viande d’accéder aisément aux sauces. Pire, ils ne songeaient même pas à donner aux jeunes  désœuvrés du village reconvertis en joueurs d’awalé les moyens et le soutien nécéssaires pour élever leurs propres bêtes. Bref, ils firent tout sauf trouver des solutions pour permettre au village d’avoir de la viande en abondance. Et pourtant ils avaient la possibilité d’arrêter de troquer le peu d’or  qu’il restait au village contre de la viande dans les villages voisins.
        Et c’est depuis ce jour … que viande est perdu dans sauce.

                                                                               
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7 avr. 2012

Pr Ake Assi Laurent publie le Vidal de l'Afrique.


 Dédicace-hommage 

 

        Voici un ouvrage que chacun de nous devrait précieusement garder à son chevet. « Abrégé de médecine et pharmacopée africaines : quelques plantes employées traditionnellement dans la couverture des soins de santé primaire » contient 157 pages de connaissances sur les vertus thérapeutiques des plantes. Rédigé dans l'objectif est de faire découvrir les plantes qui soignent les maladies principales, il est la nouvelle publication du célèbre ethnobotaniste, le Professeur Laurent Ake Assi. Cette œuvre de haute portée scientifique se veut un pont entre médecine moderne et médecine traditionnelle. Elle a été dédicacée par son auteur le mercredi 7 mars dernier à l’institut Goethe d’Abidjan Cocody. 
        Ce fut l’occasion pour la communauté scientifique et universitaire de saluer cette initiative du grand maître et chercheur. Et c’est le Pr Sery Bailly qui ouvrira le bal des hommages en affirmant que si la médecine moderne à son Vidal, les guérisseurs traditionnels ont désormais leur Abrégé ou leur Aké Assi. Le Pr Ouattara Assana Sangaré, pharmacien biologiste et ancien ministre lui emboîtera le pas. Cette scientifique de haut vol, marraine de la cérémonie de dédicace et auteur de la préface de l’œuvre n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’auteur qu’elle côtoie depuis 1974 et à qui elle voue une énorme admiration.

Une oeuvre très aboutie


        C’est que Abrégé de médecine et pharmacopée Africaines est une œuvre très documentée dans laquelle le Professeur Aké Assi décrit chacune des 53 plantes thérapeutiques les plus couramment et quotidiennement utilisées en Côte d’Ivoire. Il  indique leur répartition géographique ainsi que les principales maladies qu’elles permettent de soigner. L’abrégé est rédigé dans un langage accessible aux non initiés dans le but de vulgariser la botanique et faire avancer la cause de cette science. La simplicité est même poussée jusqu'à donner les noms usuels et les noms dans nos différentes ethnies des plantes médicinales étudiées. Il est pratique et facile à consulter pour rechercher la plante qui soigne une maladie donnée ou les différentes maladies que peuvent traiter nos plantes. L’iconographie de l’œuvre est également très soignée car chaque plante à été dessinée de façon très réaliste à la main par le technicien dessinateur Amon Aya Lazarre, proche collaborateur du Pr Aké Assi. Le tout est présenté dans du papier glacé de haute qualité qui fait de Abrégé de médecine et pharmacopée africaines une véritable œuvre d’art.
        On comprend donc pourquoi les 250 copies destinées à la vente sur place à 5000f CFA la copie le jour de la dédicace n’ont pas suffit. Ils se sont arrachés comme de petits « wonmi » par les nombreux admirateurs du vieux savant qui avaient pris d’assaut la salle de spectacle du Goethe institut dès 16H00. Le Pr Aké Assi a répondu à cette marque de sympathie en rédigeant un mot gentil dans chacune leur copie de l’abrégé.

Le génie de la forêt ivoirienne.


        Le Professeur Aké Assi, faut-il le rappeler est professeur titulaire de botanique à la faculté des sciences et techniques de l’université d’Abidjan. Autodidacte, rien ne lui prédisait un destin de chercheur. Parti en France avec le niveau CE1 pour un simple stage de botanique à la demande de Feu le Président Houphouët Boigny , il en revient avec une thèse de doctorat. Il consacre toute sa vie à l’étude et à la défense de la flore ivoirienne. Il crée à son retour de formation en Europe le jardin botanique de l’université d’Abidjan, une forêt artificielle de plusieurs hectares dans laquelle il fait pousser toutes les espèces végétales de Cote d’Ivoire, y compris des espèces aujourd’hui disparues du fait de l’activité humaine. Il constitue également l’herbier du Centre National Floristique de l’université de Cocody, une sorte de bibliothèque pour plantes dans laquelle il conserve sous forme séchée des extraits de toutes les plantes de Côte d’Ivoire et de la sous région sous forme séchée, soit près de 22 250 espèces végétales à la disposition des étudiants et autres chercheurs. C’est l’herbier le plus riche du continent Africain.
         Aujourd'hui à la retraite, le Pr Aké Assi continue d’être sollicité pour la formation de botanistes dans plusieurs pays du monde. Il est professeur encadreur de plusieurs thèses de doctorat en botanique. Membre de 9 sociétés savantes dans le monde, Aké Assi est auteur de plus de 120 publications. On dit dans le milieu des botanistes qu’aucune plante n’a de secret pour ce vieux savant que d’aucun considèrent comme le plus grand botaniste de notre continent. Chercheur discret et très peu connu chez lui en Cote d’Ivoire c’est récemment qu’il à été révélé par un documentaire que lui consacrait la chaîne française TV5 à la demande de l'Organisation Internationale de la Francophonie.

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28 mars 2012

Kouassi Rene Philippe, meilleur archer d’Afrique.


       Il aurait pu devenir le pire cauchemar  des biches de la savane ivoirienne. Il aurait même pu être un guerrier très adulé dans son petit village. Mais au lieu de tout cela, Kouassi Réné Philippe a choisi de mettre ses compétences au service du sport. Et cela lui réussit bien vu la hauteur à laquelle il vient de hisser le drapeau ivoirien : medaille d’or en compétition individuelle homme lors des 9eme championnats d’Afrique de tir à l’arc à Rabat au Maroc du 11 au 16 mars dernier. Il qualifie ainsi la Côte d’Ivoire pour les jeux olympiques de Londres 2012. Mieux,il s’adjuge également  la 3eme place du tournoi open de cette même compétition devant de grandes nations du tir à l’arc telles la Pologne, la Suisse, la Belgique, en plus des pays africains présents, soit 20 pays au total avec plus de 130 athlètes.
      L’international ivoirien Kouassi Réné Philippe a 31 ans et vit à Angers en France. Il pratique le tir à l’arc depuis tout juste 3 ans. Ce sport, il y est arrivé un peu par hasard. C’est à la suite d’un accident que son medecin le lui a conseillé dans le cadre de sa réeducation. Ces championnats d’Afrique qu’il vient de surclasser de son talent sont la deuxieme compétition internationale à la quelle Kouassi Réné Philippe participe, d’où la surprise suscitée par ses performances. Il faut savoir également que le tir à l’arc est une discipline peu connue en Côte d’Ivoire où elle est perçue comme un sport de personnes riches. Pouvait-il en être autrement quand on sait que l’équipement professionnel de base pour la pratique de ce sport coûte au minimum 1 000 000 fcfa ? En tout cas le tir à l’arc ne bénéficie pas de l’attention et des même moyens accordés par les autorités étatiques au football. C’est un sport dit mineur. C’est en tout cas ce qu’affirme le Président de la Fédération Ivoirienne de Tir à l’Arc (FIVTA) dans un courrier adressé à la presse à l’occasion du sacre de Kouassi Réné Philippe au Maroc.
          ESSIS Mi-Carême Moïse explique que la participation des athlètes de sa fédération aux competitions internationales comme celle de Rabat à toujours été financé sur fonds propres de la FIVTA. Mieux, la fédération a recruté Vittorio Frangilli, un coach italien de haut niveau (plus de 30 ans d’expérience) pour l’encadrement des athlètes. La FIVTA est allée plus loin en débauchant la sœur cadette de ce coach, Carla Frangilli, une ancienne championne du monde cadette et junior de tir à l’arc et également entraineur de niveau 3. La fédération à naturalisé cette athlète pour que cette dernière puisse compétir sous les couleurs ivoiriennes.
         Réponse du berger à la bergère, le Ministre des sports qui accordait une audience aux membres de cette fédération pour les féliciter pour l’exploit de notre compatriote affirme qu’il n’y a pas de sport mineur en Côte d’Ivoire. Il promet informer le Chef de l’Etat de la prouesse réalisée par Réné Philippe Kouassi. Il a ensuite donné l’assurance qu’une prime de préparation de plus de 2 millions sera accordée au tireur à l’arc dans le cadre de sa préparation pour les J.O 2012 de Londres en Juillet Prochain. Gageons simplement que le gouvernement tienne cette promesse car cette subvention est le minimum qu’est en droit d’attendre notre champion d’afrique qui vit en France depuis de nombreuses années et qui  aurait donc pu choisir de compétir pour cette nation. Il aurait ainsi bénéficié de moyens plus conséquents dans le cadre de sa préparation. Mais au lieu de cela, il à joué la carte du patriotisme en se mettant volontairement en rapport avec la FIVTA pour compétir pour notre pays. En athlétisme, une médaille est rarement le fruit du hasard et nous ne voulons plus juste participer aux jeux olympiques.

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6 févr. 2012

Clotilde Drogba, une maman qui cuisine pour tous les fans ivoiriens

Clotilde Drogba, la mère de Didier, cuisinant pour une 60taine de supporters ivoiriens à Malabo

Chez les Drogba, la Coupe d’Afrique des Nations est une affaire de famille. Didier, la star de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, est un véritable pilier pour les Eléphants. L’attaquant de Chelsea est «l’homme à tout faire» de la sélection, servant également de traducteur pour le sélectionneur durant les conférences de presse. Et durant cette CAN, les Ivoiriens peuvent aussi compter sur Clotilde Drogba, la mère, qui cuisine pour les fans de l’équipe, indique le quotidien nigérian Vanguard.
La mère de Didier Drogba a mis en place, à Malabo (Guinée équatoriale), près du village des supporters, un restaurant de fortune. En 2006, lors de la Coupe du monde organisée en Allemagne, Clotilde avait déjà mis en place une telle initiative. Au menu, on retrouve des plats traditionnels de Côte d’Ivoire: chips de bananes plantains, soupe au poivre, riz blanc, poulet, poissons et attiéké (plat à base de manioc).
La mère du capitaine ivoirien a déclaré que cette cuisine était sa contribution à la nation pour le tournoi. Clotilde nourrit les supporters ivoiriens pour qu’ils aient assez de force pour supporter leur équipe jusqu’à la victoire finale.
«Tout le monde a des choses qu'il aime faire. C’est ce que j’aime faire (être utile à mon peuple). Je supporterai mon fils quoiqu’il fasse, qu’il soit célèbre ou pas. Je ne fais pas ça par rapport à lui, je supporte mon pays», déclare t-elle à l’agence Associated Press.
Pendant les jours de match, 60 membres du Comité national des supporters des Eléphants (CNSE) font la queue pour déguster la nourriture gratuite de Clotilde.
«Le meilleur moment c’est quand vous faites des bons plats et que les gens sont satisfaits. Mais c’est encore mieux quand Didier marque et que l’équipe gagne.»
Les supporters des Eléphants apprécient l’initiative de Clotilde:
«C’est une bonne femme. C’est une mère pour tous les supporters ici. Elle est très ouverte et les gens la respecte pour ce qu’elle est, pas juste parce qu’elle la mère de Drogba», affirme un fan de l’équipe.
Un statut de mère de footballeur que Clotilde ne prend pas à la légère. Au début de l’interview, affairée dans sa cuisine, elle a insisté pour se laver les mains et se nettoyer.
«La mère de Drogba ne peut être vue ainsi.»
Didier Drogba est l’un des meilleurs attaquants du monde pour le plus grand bonheur de sa mère:
«J’étais fan de Beckenbauer quand j’étais enceinte de Didier et je voulais qu’il devienne un grand footballeur. Et Dieu m’a exaucée.»
Et même si le joueur de Chelsea ne peut pas déguster les plats de sa mère (il est à l'hôtel), Clotilde pense que son fils peut aller très loin dans la compétition:
«L’équipe joue très bien et je souhaite qu’il remporte la Coupe».
Les Eléphants ont remporté leurs trois matchs de poule et se sont qualifiés pour les quarts de finale. Quant à l'aura de Didier Drogba, elle dépasse les pelouses. L'attaquant figure au classement des 100 personnes les plus influentes au monde du magazine américain Time. BBC News rappelle que l'Ivoirien siège également à la Commission Vérité et Réconciliation de Côte d'Ivoire.

                                                                                      Source: Slateafrique.

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Publicel: gagnez de l'argent avec la pub sur votre telephone portable.

Publicel est la dernière innovation en matière de publicité en cote d’ivoire. C’est une solution rapide, pratique et peu coûteuse pour diffuser de la publicité. Selon les responsables de la société Casertex Cote d’Ivoire initiateurs de ce concept, Publicel est un puissant outil qui révolutionnera l’univers de la communication en Côte d’ivoire. L’idée est de transformer nos téléphones portables en source de revenus en s’appuyant sur le mobile advertising (marketing par téléphone cellulaire). 

Publicel s'installe à Abidjan.
Casertex Côte d’ivoire est la filiale ivoirienne de Casertex International, multinationale fondée depuis 1976 en Italie et spécialisée dans l’approvisionnement de services de messagerie (MMS/SMS). Ses responsables ont présenté le nouveau concept Publicel le Samedi 21 janvier dernier à la bourse du travail de Treichville à Abidjan. Vidéo-projection, questions-réponses, démonstrations, prospectus,…bref les petits plats ont été mis dans les grands par les responsables de cette entreprise pour permettre au nombreux public de curieux qui assistait à cette manifestation de bien comprendre le concept Publicel.

Publicel c’est quoi ?
Le Directeur Commercial et Marketing de Casertex Côte d’ivoire à qui est revenu la tâche de présenter le nouveau produit explique que Publicel existe depuis longtemps dans de nombreux pays anglophones et qu’il s’installe maintenant dans les pays francophones dont la France et la Cote d'Ivoire. Il explique que le système est très simple : vous vous inscrivez gratuitement et sans frais. Vous recevez des SMS publicitaires sur votre téléphone cellulaire. Pour chaque SMS reçu et lu, vous gagnez quelques centimes d’Euro. Invitez ensuite d’autres personnes (parents, copains, collègues) à faire comme vous et vous verrez vos gains décupler. Le DG assure qu’il n’y a rien à investir, donc rien à perdre. « Vous n’avez rien à acheter, vous n’avez rien à vendre, tout est gratuit ».

Comment ça marche ?

C’est une séance de vidéo projection qui à permis d’expliquer à l’assistance le fonctionnement de Publicel. En fait, les compagnies de téléphonie mobile nous bombardent à longueur de journée de SMS publicitaires. Ces compagnies sont rémunérées pour diffuser ces SMS, mais elles ne reversent rien aux consommateurs dont la quiétude et souvent même le sommeil sont régulièrement troublés. Publicel innove en reversant au consommateur 0.06 euros (à peu près 40f cfa) pour chaque SMS publicitaire reçu et lu. Mieux, chaque personne que vous invitez à adhérer à ce system en s’inscrivant avec votre code d’inscription vous rapporte également 4 centimes d’euros, soit 25f cfa par SMS reçu et lu. Vous recevez ainsi des gains illimités jusqu’au niveau 4.

Comment s’inscrire ?
Séance tenante, quelques personnes ont été choisies dans l’assistance pour être soumises au processus d’inscription en 10 étapes sur le site internet de Publicel.

Nous l’avons testé pour vous.
Nous nous sommes également soumis au processus d’inscription en ligne en 10 étapes. Nous avons renseigné tous les champs du formulaire bleu et l’avons validé. après 5 minutes de patience, nous avons été redirigés vers un formulaire blanc où un nombre impressionnant de renseignements nous ont été demandé. Les responsables de Casertex nous ont rassuré que ces informations permettraient a Publicel de nous envoyer des pub correspondant à notre profil et à nos goûts. Nous avons également cherché à comprendre pourquoi certaines des questions du formulaire étaient en portuguais (exemple: passeport = mot de passe). On nous a répondu que cela s’explique par le fait que la plus grande filiale de Casertex, auteur du site internet, est basée au Brésil. La traduction française complète du site est en projet, nous a-t-on rassuré.
Après la validation de notre inscription nous avons reçu dans notre boite gmail trois courriers contenant nos codes d’accès a notre back-office Publicel, notre lien de parrainage pour inscrire d’autres personnes, et une invitation à imprimer notre contrat avec Casertex, à le signer, et à retourner le contrat signé par notre boîte gmail pour valider notre inscription. Nous l’avons fait le lendemain et nous attendons maintenant de recevoir les premiers SMS publicitaires.
Nous avons également tenté le parrainage en inscrivant un ami avec notre lien de parrainage. Dès validation de son inscription nous avons découvert que notre compte avait été crédité de 0,5 €, soit 325f cfa. Pas mal pour un début !

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24 janv. 2012

On met pas notre cœur sur eux cette année.


copyright:caric-actu

        Les ivoiriens ont vraiment du talent. « Ils ont fini avec ça » comme ils disent eux-mêmes. Et en la matière, ils viennent d’ajouter un autre trophée à leur palmarès. Champions du monde de l’autodérision, maîtres incontestés de l’auto flagellation, recordmen de l’autocensure.
        A l’occasion de cette Coupe d’Afrique des Nations, il faut les entendre dans leurs salons, dans les rues, sur les marchés et dans les bureaux. Il faut entendre les ivoiriens parler de leur équipe nationale qui participe à cette coupe : «cette année on met pas notre cœur sur eux », « on sait que c’est pour aller verser notre figure par terre encore ». A la maison, ma sœur cadette à même dit : « je regarde même pas leur ballon-là même cette année ». Et comme pour joindre l’acte à la parole, les ivoiriens ne se sont pas vraiment arrachés les imitations de maillots de l’équipe nationale chez les vendeurs ambulants comme c’est généralement le cas pendant la période de la CAN. Les taxis et autres Wôrô-wôrô n’ont pas affiché unanimement le petit drapeau national sur leurs antennes. On n’a pas entendu de joutes verbales passionnées au sujet de l’équipe nationale dans les lieux publics. Bref, rien de cette frénésie qui s’empare habituellement d’Abidjan à l’approche de cette compétition.
        Même les annonceurs qui attendent habituellement cette période pour nous bombarder de campagnes publicitaires aux accroches patriotiques forcées ne se sont pas montrés particulièrement loquaces cette année à part quelque grosses firmes. Que dire alors de ces hymnes aux éléphants d’une qualité musicale douteuse rapidement pondus pour la circonstance par nos chers artistes? En tout cas on ne nous a pas rabâché les oreilles cette année avec des « éléphants oooooooooh !, éléphant aaaaaaaaaaah ! » produits dans des studios d’enregistrement à deux sous. Dieu Merci.
        J’étais donc en train de croire que mes compatriotes étaient déçus de leur équipe nationale. J’ai même failli être convaincu que le peu de patriotisme qu’il  restait encore aux ivoiriens avait fini par être tué par les échecs successifs de l’équipe nationale de foot en Coupe d’Afrique. Mais les indices de mon erreur ont commencé à s’accumuler  à quelques heures de l’entrée en lice des éléphants Dimanche dernier : Les rues se sont miraculeusement vidées. Vraiment bizarre pour un peuple déçu de son équipe. A la maison, celle qui proclamait son désintérêt  pour cette compétition quelques jours plus tôt fut la première à saisir la zapette. Fallait voir cette férue de feuilletons brésiliens zapper entre les deux seules chaînes de télé qui retransmettaient ce match pour déterminer laquelle de ces chaînes était en avance sur l’autre. Vraiment bizarre tout ça. Puis est arrivé l’unique but de la partie marqué par le pachyderme en chef Didier Drogba. J’ai alors entendu une clameur se lever d’un quartier « désintéressé » par la Coupe d’Afrique. J’ai vu des ivoiriens déçus par leur équipe célébrer la victoire de cette même équipe. Je suis même sorti au balcon me rassurer qu’il n’y avait pas un nouveau « gbangban » dans la capitale. Des sons de Vuvuzela sont venus me rassurer dans ce quartier qu’on dit huppé et d’ordinaire si calme. Tout simplement surréaliste. J’ai fini par comprendre que les ivoiriens aiment vraiment se mentir à eux même.
                Arrêtons ça.
         Le patriotisme n’est pas cette femme qu’on peut répudier au gré de ses humeurs. On a le droit d’être déçu par les prestations en demi-teinte de notre équipe nationale. On a le droit d’être frustré par des joueurs dont le manque d’enthousiasme en équipe nationale frise quelque fois la tricherie, tant ces mêmes joueurs brillent dans les championnats européens. Mais on n’a pas le droit de ne pas se sentir concerné par les prestations de notre équipe nationale, cette équipe qui joue en notre nom à tous. On a pas le droit d’attendre que les éléphants se qualifient pour le second tour de cette CAN pour sortir nos drapeaux et autre maillots. Notre devoir est de les soutenir, quitte à manifester nos récriminations à la fin de la compétition. Et puis si nous ne soutenons pas notre propre équipe nationale, ce ne seront certainement pas les français - si occupés en ce moment à fouiller tous les coins et recoins pour retrouver une lettre de l’alphabet perdue récemment - qui viendront le faire à notre place. Le patriotisme ne se nourrit pas que de victoires. Il se manifeste également dans notre capacité à nous serrer les coudes, même dans la défaite.
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17 janv. 2012

Bresh, le Dj non voyant au doigté magique.


Il est très connu dans le quartier de Sicogi à Koumassi. Ses collaborateurs que nous rencontrons, nous font savoir que ce Disc-jockey, ne travaille que les weekends. Nous prenons donc rendez-vous pour le dimanche 04 décembre. Ce jour-là, nous arrivons aux alentours de 16h. Après trois heures d’attente, nous apercevons la silhouette de celui que nous attendons. Le maquis est plein. La musique est forte. Certains clients ne tiennent plus sur leurs chaises. Une casquette vissée sur la tête, un tee-shirt tendance, Dj Bresh arrive et se dirige tout droit vers sa cabine. Sans trop de difficultés d’ailleurs. Nous le retrouvons quelques minutes après pour échanger.

Une enfance difficile à l’origine de sa force mentale.

      Déjà tout petit dans son village de Dakouritro à Lakota, le jeune Bresh exprimait son autorité par la violence physique. Pour lui, c’était une façon de se faire respecter de tous ses amis du même âge qui le trouvaient peut-être vulnérable, vu son handicap. Même s’il subissait les railleries et autres provocations de ses amis, il n’attendait pas longtemps pour marquer son territoire de façon musclée. Aujourd’hui, il pense même que cette violence lui a été d’un apport fondamental. « Cela peut vous paraître paradoxal mais c’est par cette violence physique que j’ai pu surmonter mon handicap. Plus j’étais violent, plus je me sentais fort. Et j’ai très tôt appris à me faire respecter. Comme pour vous dire qu’à l’époque, on ne me marchait pas dessus… », indique le Dj. Qui précise qu'ayant perdu la vue en classe de CE1, il s’est progressivement forgé un mental à toute épreuve car il était sûr d’une chose : les sentiers qui le mèneraient à la réussite seraient forcément parsemés d’embûches. Lui, qui est en train de subir une hérédité biologique venant de sa mère atteinte de la myopie. Mais malgré tout, il décide de tracer les chemins de son destin…

A la rencontre d’une passion.

        Son handicap ne l’empêche pas de suivre un cursus scolaire normal : « J’ai fait l’institut des aveugles du CP1 au CM2. Après quoi, j’ai été orienté au Lycée Municipal de Yopougon avant de faire un Brevet de Technicien Supérieur en Communication. Et comme ma passion pour l’animation avait déjà pris forme au contact d’un de mes professeurs du Lycée en l’occurrence Marie-Cathérine Koissy, j’ai continué à me former à l’animation audiovisuelle dans une école de la place d’où je suis reparti avec un diplôme ». Un parcours qui lui ouvre les portes du monde professionnel. Un monde où rien n’était gagné d’avance. Surtout quand on est non-voyant. Et le fils de Dassé le savait.

De la frustration à la reconnaissance.

        Quand Bresh décide d’affronter le marché du travail, il se heurte tout de suite à la stupéfaction de son entourage. Même ses parents n’y croient pas. Encore moins l’un de ses cousins à qui il demandait de lui trouver un maquis où il pourrait faire valoir ses talents d’animateur. Mais lui, était sûr de ses qualités : « Le fait que mes parents n’y croyaient pas me donnait encore plus l’envie de faire ce métier… ». Après une longue période de disette, il finit par s’insérer dans le milieu des animateurs et autres disc-jockeys. « A Yopougon où j’avais été engagé dans un célèbre maquis après le départ d’Erickson Le Zulu, j’ai dû démissionner pour mauvais traitement. Le manager ne me supportait pas », indique-t-il. Même si Bresh est moins bavard sur les raisons de son départ, l’on devine aisément que son handicap a fait douter les responsables de ce maquis. Loin de perdre espoir, le jeune Disc-jockey et non voyant réussit tout de même à se frayer progressivement un chemin pour enfin atterrir dans la commune de Koumassi. Ces moments-là, il s’en souvient encore: « Après avoir animé dans de nombreux maquis à Yopougon, je suis arrivé à Koumassi. Et depuis quatre années, j’y suis et je forme beaucoup de jeunes. Je me souviens qu’à mon arrivée dans ce maquis, tout le quartier se déplaçait pour venir me voir animer… ».

Le non-voyant au doigté magique veut chanter.

        A la question de savoir comment il s’y prend pour manipuler la console où se trouve une cinquantaine de boutons, voici sa réponse : « Au début, c’était difficile, mais au fil du temps, je me suis familiarisé avec la console. Maintenant, je sais où se trouve tel ou tel réglage. Pour les CD, je me fais aider par mes collaborateurs…Vous savez, avant tout, je suis musicien parce que je joue du clavier. J’ai joué avec Stevie Wonder et j’ai participé à l’album de Julie Mabéa. J’ai formé beaucoup de jeunes et j’en suis fier. Aujourd’hui, mon voeu le plus cher, c’est de sortir un album. Moi, je dis toujours que le sixième sens n’existe pas. Car même si mon sens du toucher est aujourd’hui développé, j’ai toujours un sens en moins qui est la vue… », fait savoir le Dj. Comme pour dire, même dans le “noir’’, on peut se construire un avenir…Sacré Bresh !!!

                                                                                                                    Olivier Valère
                                                                                                                Source :allo police


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