31 oct. 2011

Thierry Dusautoir, l’enfant d’Abidjan.

La coupe du monde de rugby 2011 comme on s’y attendait un peu a été remportée par les All Blacks. Si les néo zélandais sont toujours impressionnants dans l’exécution de la «haka », leur célèbre danse guerrière, leurs performances sportives, elles sont en demi teinte. En témoigne cette finale remportée de justesse face à la France 8 – 7. Les Bleus n’ont pas du tout démérité. Ils ont même montré leur meilleur rugby lors de cette finale aux dires de certains spécialistes.



Capitaine courage et meilleur joueur de la planète.
        Les français ont évité la déculottée que leur promettaient tous les pronostics après les prestations calamiteuses des phases de poule. C’est en partie grâce aux performances exceptionnelles de leur capitaine Thierry Dusautoir. En plus d’être auteur de l’unique essai français lors de cette finale perdue, Thierry a su donner de la voix pour remobiliser ses coéquipiers et les emmener à se surpasser au moment où l’équipe était en proie aux doutes. Auteur d’une saison exceptionnelle unanimement saluée par la presse spécialisée, ce colosse de 1,88 mètres pour près de 100 kilos n’est pourtant pas le genre de joueur que vous entendrez beaucoup dans les médias. Il fait plutôt le travail difficile sur le terrain. Dark destroyer, c’est ainsi qu’il a été surnommé par ses adversaires lorsqu’il a à lui tout seul maîtrisé toute l’attaque néo zélandaise en effectuant 29 plaquages avec 100% de réussite ! Une performance inouïe pour un seul joueur en un seul match. C’était le  6 octobre 2007 lors d’un mémorable quart de finale de coupe du monde où pour la premières fois, la France battait les mythiques All Blacks. Ce jour là il a gagné ses galons de titulaire en équipe de France, lui qui n’était que remplaçant. 
           Sacré meilleur joueur de la planète par l’International Rugby Board le lundi 24 octobre dernier, ce fantastique leader à reçu le plus bel hommage de ses coéquipiers lorsque ces derniers lui ont fait une haie d’honneur à la cérémonie de remise du trophée. Et pourtant, rien ne prédestinait cet homme de peu de parole à une telle carrière. Il a même failli refuser l’offre de capitanat de l’équipe de France !

Dusautoir, cœur d’Ivoire.
              Il est né à Abidjan le 18 novembre 1981 d’un père français, Bertrand Dusautoir, prof de physique-chimie dont les parents sont installés à Divo, au sud-ouest de la Cote d’Ivoire depuis 1948. Sa mère Kekane Gbeuli est une femme Bété de côte d’ivoire. C’est donc à Divo, sur la ferme de ses français de grands parents qui cultivaient le café et le cacao que le petit Thierry grandira en compagnie de son frère et sa sœur ainés. A 10 ans, il quitte la Côte d’Ivoire avec ses parents pour poursuivre ses études en France. Il n’a pas idée des difficultés qui l’attendent dans ce pays. 
           C’est d’abord le père qui sombre dans la dépression. Puis c’est le divorce de ses parents. Pour faire face aux charges familiales sa mère se remet aux études: un DEUG de droit, puis un diplôme d’aide soignante. Elle cumulera également les petits boulots pour améliorer le quotidien. Thierry vit mal cette situation. Il ne supporte plus d’être un fardeau pour sa mère. Il quitte la maison familiale pour l’internat de son lycée. Il y découvre le judo. C’est le parfait exutoire face aux difficultés familiales. Il pratiquera ce sport jusqu'à la ceinture marron, juste à un souffle de la ceinture noire. Puis ce sont ses copains qui lui vantent les qualités d’un certain sport qui se pratique à 15 avec une balle ovale. L’adolescent se laisse séduire et se met à pratiquer le rugby. A l’insu de sa mère qui à toujours pensé beaucoup de mal de ce sport brutal. Elle n’hésitera pas à éconduire les dirigeants de l’équipe du lycée venus solliciter une autorisation parentale pour permettre au mineur d'exprimer légalement son talent. Hors de question de négliger les études pour la balle ovale. C’est donc pour faire plaisir a cette mère que « Titi » (c’est comme ça qu’elle l’appelle) fera Bac S, puis math sup,  avant de terminer par un diplôme d’ingénieur en chimie des matériaux. Un cas unique dans le milieu du rugby.

Coté jardin.
          Il n’est pasdevenu pilote de chasse comme il en rêvait. Mais Thierry Dusautoir est aujourd’hui le 3eme ligne aile le plus convoité du milieu du rugby. Il gagne très bien sa vie et n’a surtout rien perdu de ses origines ivoiriennes. Il adore le garba au poisson que lui cuisine sa mère, adore les morceaux de couper- décaler que lui fait découvrir sa sœur restée à Divo pour s’occuper de la ferme familiale. Malgré sa collection personnelle de 1000 bandes dessinées, il reste également sensible aux romans d’Hamadou Kourouma. Il ne tarit pas d’éloges quand il parle de l’éducation collective, à l’africaine qu’il a reçue sur les plantations de ses grands parents. Il y est d’ailleurs retourné il y a 2 ans et prévoit s’y installer pour s’en occuper lorsqu’il raccrochera les crampons. Ce célibataire en quête de bonheur comme il se présente lui-même se verrait bien également créer une entreprise en Cote d’ivoire, et pourquoi pas, promouvoir le rugby dans ce pays, histoire de garder la main. Ses compatriotes candidats à l’immigration devraient en prendre de la graine.
                                                                                                                                        
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26 oct. 2011

Les marabouts ivoiriens à l'heure Twitter et Facebook.

En Côte d’Ivoire, si Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux ne sont pas à l’origine d’un bouleversement aussi spectaculaire comme ce fut le cas en Afrique du Nord, ils influencent cependant toutes les franges sociales, même les plus infimes et celles résolument conservatrices comme les "marabouts". A Abidjan, les marabouts exploitent au mieux Internet et les réseaux sociaux pour attirer et fidéliser leur clientèle. 
De l’espace physique…

Dans le langage populaire ivoirien, le mot "marabout" désigne non pas un oiseau échassier mais une personne savante en sciences occultes et ésotérisme ; une personne à la fois capable de jeter des sorts ou d’en atténuer l’effet ou encore de lire le passé, le présent et le futur.
Dans la capitale économique ivoirienne, les marabouts ne déambulent pas dans les rues comme c’est bien le cas à Dakar au Sénégal, mais, ils y sont pourtant, en nombre réduit peut être, mais pas pour autant si discrets.
Dans certains quartiers, la rue et les autres abords de voies sont le lieu par excellence de l’exercice du maraboutage. Le nombre des marabouts qui exercent dans les rues diminue de jour en jour.
De plus en plus portés vers les moyens de communication modernes, en vue d’attirer une clientèle encore plus importante, les marabouts frappent régulièrement à la porte de certaines radios de proximité qui leur ont ouvert des espaces où ils vantent à longueur de journée leurs prouesses et font le récit de leurs exploits.
Aussi, en captant les réseaux sociaux dans leur campagne publicitaire, les marabouts innovent et entrent dans l’espace virtuel.

… A l’espace virtuel… nouveaux modes opératoires
L’utilisation d’Internet, de Facebook et de Twitter comme nouveaux outils de communication et d’interaction sociale a fait naître de nouveaux modes opératoires de consultation chez la plupart des marabouts à Abidjan.
Bamba Sinali revendique une vingtaine d’années d’expérience en ‘maraboutage’. Des années durant, il a exercé dans les rues avant de s’ouvrir un petit cabinet. Bamba raconte comment il a intégré internet et les réseaux sociaux dans son travail il y a seulement quelques mois.
"J’ai découvert Internet l’an dernier et jusqu’à une date récente je l’utilisais uniquement pour lire mes courriels. J’ai cherché à savoir pourquoi ma fille passait tant d’heures sur Internet. Elle m’a dit qu’elle discutait avec ses amis instantanément et qu’elles échangeaient aussi des photos et des documents. C’est comme ça que je lui ai demandé de m’ouvrir des comptes Facebook et Twiter que j’utilise pour garder le contact avec mes clients et attirer d’autres".

Consultation à distance 
Désormais, les clients de Bamba n’ont plus besoin de se déplacer pour se rendre chez lui. "De là où ils sont, ils peuvent m’envoyer leur photo par Internet. J’arrive à lire sur leur visage les problèmes qu’ils ont et je leur propose des solutions. Quand on tombe d’accord sur les modalités de paiement, je fais le travail", explique Bamba.
Sidibé Soilio est aussi marabout. Un marabout "moderne" qui raconte son expérience avec Internet et les réseaux sociaux.
"Depuis que je me suis inscrit sur Facebook je me reconnecte facilement avec mes clients. On arrive à échanger et comme ils sont satisfaits de mon travail, ils transmettent mon contact à leurs amis et parents qui ont des problèmes, et dès que je me connecte, on en parle. C’est merveilleux", affirme Sidibé.
Outre l’utilisation de Facebook, Sidibé a associé les services de transfert d’argent à sa méthode de consultation. "Je perçois une avance avant de faire le travail et quand je finis je reçois le reliquat toujours par transfert d’argent. C’est plus vite et facile. En retour, je confectionne des bagues et des petits talismans que j’expédie à mes clients".

Vite… sur Internet et Facebook 
Coulibaly Petiorna, un autre marabout plaint le sort de ses collègues qui pour une raison ou une autre ne sont pas sur la toile.
"Les plus gros perdants sont les marabouts qui passent leur temps à traîner dans les rues, en quête de clients. Ils doivent comprendre qu’aujourd’hui les clients potentiels n’ont plus le temps de se déplacer de chez eux pour les retrouver dans la rue", explique Coulibaly. "Alors qu’avec Facebook, un PDG peut être assis dans son bureau et vous contacter. C’est un avantage. Ceux d’entre nous qui ne savent ni lire ni écrire devraient songer à engager des lettrés pour les aider", ajoute t-il.
Fait de mode ou simple nécessité, les marabouts se sont mis aux technologies de l’information et de la communication. Ils mobilisent blogs, sites Internet et comptes Facebook pour capter la clientèle, en plus des consultations téléphoniques à distance par lesquels ils prétendent accomplir des miracles ; des miracles difficilement vérifiables.

                                                                                               Par Selay Marius Kouassi, Abidjan
                                                                                                        Source: Radio Nederland

10 oct. 2011

La recordwoman du piercing s’est mariée.




         Elaine Davidson est d’origine brésilienne et vit à Edimbourg en Ecosse. Cette infirmière de 42 ans s’est bâti une réputation en se couvrant tout le corps de piercings. En l’an 2000 le livre des Records Guinness l’avait déclarée femme la plus « percée » du monde alors qu’elle n’avait que 462 piercings. Mais elle a continué à agrandir sa collection, et aujourd’hui elle arbore fièrement 6.925 pièces de métaux. Elle n’en ôte jamais un seul sous aucun prétexte alors même que cet attirail pèse près de 3 kilogrammes.
           La plupart de ses piercings se situent sur ses parties génitales, aussi bien à l’intérieur qu’a l’extérieur. Son visage tout seul en compte 192. Les médecins affirment que ce type d’automutilation extrême comporte de nombreux risques tels les infections, l’hépatite ou le SIDA. Mais Elaine Davidson insiste pour que tout le monde sache qu’elle n’est ni droguée, ni alcoolique encore moins fumeuse. Son seul vice, c’est le Coca Cola.
        Avec son air bizarre on pourrait penser qu’aucun homme normal ne pourrait s’intéresser à elle. Détrompez-vous ! Elle est parvenue à passer un de ses anneaux au doigt de Douglas Watson, un honorable et décent fonctionnaire qui ne porte aucun piercing.


             Est-ce que des gens ont eu le courage d’assister à ce mariage ? Bien sûr ! Le couple a même crée l’émeute dans les rues d’Edimburg comme le montrent les photos du mariage. On leur souhaite de vivre heureux et d’avoir beaucoup…de piercings.

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7 oct. 2011

Voici comment les NTIC pourraient permettre de réduire la fraude aux examens et concours.


La bonne foi n’a jamais été la chose la mieux partagée. C’est connu. Un journal de la place rapportait il y a peu qu’une candidate au Baccalauréat cette année n’a rien trouvé de mieux à faire que cacher un téléphone portable dans son slip. Malheureusement pour elle, l’appareil a été découvert par les examinateurs et certains curieux qui assistaient à la scène n’ont pas hésités à la filmer avec leur téléphone portable. Résultat : notre candidate s’est évanouie de honte. Mon propre neveu, candidat à un concours administratif m’expliquait l’autre jour que des examinateurs avaient mis sur pied un « réseau » où ils prenaient de l’argent à des candidats pour ensuite retrouver leurs copies pendant les corrections et leur attribuer les notes qui leur permettraient d’être admis. 

Et pourtant au lancement des examens à grand tirage cette année, le gouvernement avait produit une déclaration par la voix de Madame la Ministre de l’éducation nationale. Elle avait particulièrement insisté à cette occasion sur la nécessité pour les acteurs du système éducatif d’organiser des examens propres. C’est que la fraude est si ancrée dans les mœurs qu’elle est en passe de devenir la norme. Les « prix » des différents concours sont connus de tous comme de la vulgaire marchandise sur le marché. C’est donc tout naturellement que l’on vous demande ce que vous avez payé ou qui vous a aidé lorsque vous êtes admis à un concours aujourd’hui. Cette  situation démoralise les candidats honnêtes, défavorise les candidats pauvres et entache la crédibilité de nos diplômes. Pour mettre fin à la fraude avant, pendant et après les examens, la Société Nationale des Examens et concours (SONEC) propose une solution informatique. 

Gnon Laurent et le système SONEC

La SONEC est une entreprise privée. Son Directeur Général est Gnon Laurent, un ingénieur informaticien. Il a présenté le 1er Septembre dernier à l’immeuble Versus Bank à Abidjan une solution innovante et à la pointe des nouvelles technologies qui permettra, selon ses propres dires, de garantir l’intégrité et la sécurité des résultats aux différents examens et concours. Son système se compose d’un logiciel, de scanners professionnels, et de fiches de composition. Chaque fiche de composition a trois volets : un volet candidat(A), un volet correcteur (B) et un talon (C). Sur chacun de ces volets figurent des codes définis par un algorithme très complexe qui ne peut être lu que par le logiciel. Le jour de l’examen les candidats remplissent le volet candidat. Ce volet est ensuite détaché de la fiche de composition, scanné et lu automatiquement par le logiciel. Il ne reste plus que des fiches de composition anonymes sur lesquelles les candidats écrivent. A la fin des épreuves, ces fiches de composition seront également scannées. Les correcteurs ont accès aux copies via internet et les corrigent à distance sur un écran d’ordinateur. Les notes reportées sur le volet correcteur sont également scannées et lues par le logiciel. Avec cette séparation des trois volets, il est pratiquement impossible de retrouver une copie et de falsifier des réponses ou des notes pendant la correction. Ce n’est qu’à la phase du traitement des résultats que le nom du candidat sera lié au code du volet candidat, et la note, liée au code du volet correcteur. Ces deux codes étant liés par un algorithme  complexe il ne reste plus au logiciel qu’à lier le nom du candidat à sa note. On fera de même pour chaque matière puis on demandera au logiciel d’afficher les résultats. A ce niveau il n’y a qu’une seule personne, le super administrateur, qui peut entrer son mot de passe et donner l’ordre au logiciel qui affiche la liste des admis par ordre de mérite avec leurs notes et leurs moyennes.

Les avantages du système

 L’intervention humaine est limitée au strict minimum comme on peut voir. L’autre avantage de ce système est sa rapidité car les scanners utilisés permettent de traiter 30 volets par minute. Ce qui signifie qu’un concours de 15000 candidats avec 4 matières différentes peut être traité en moins de 5 jours. De plus, les volets scannés sont enregistrés dans le logiciel, ce qui permet un contrôle à chaque étape, même après la proclamation des résultats. Les candidats et leurs familles sont ainsi rassurés, de même que les organisateurs du concours.

Est-ce suffisant?

Il aurait pu rester en Europe avec ses diplômes et y gagner correctement sa vie. Mais Gnon Laurent a préféré rentrer au pays pour mettre ses compétences au service de son peuple en proposant au gouvernement une solution fiable et à moindre coût pour organiser les examens et concours. Mais un système informatique, quel que soit son degré de sophistication et de perfection ne peut à lui tout seul permettre de juguler la fraude, surtout si il est administré par des hommes. Et donc, en plus du de ce système, c’est d’une véritable cure morale dont les ivoiriens ont besoin en ce moment. Car la fraude, tout comme la guerre nait dans les esprits des hommes et c’est en ce lieu qu’il faut la combattre.

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1 oct. 2011

Chirurgie esthetique: y a t-il des limites?


Je suis tombé l’autre jour sur un reportage diffusé par une chaine de télévision française. Je suis encore choqué par les images au moment où j’écris ces lignes. Et je sens même que je risque d’avoir un goitre si je ne partage pas avec vous ce que j’ai vu ce jour-là (c’est comme ça qu’on dit dans ma culture).

 « le roi de la zappette ». C’est ainsi qu’on m’a surnommé à la maison à cause de ma propension à changer de chaine de télévision à tout venant. Mais la télécommande de la télé a failli me tomber des mains l'autre  jour quand j'ai vu à l’écran  des prisonniers américains se faire tatouer le globe oculaire. Oui, vous avez bien lu. Et si vous croyez que c’est une blague détrompez-vous : un détenu a changé le blanc de ses yeux en bleu. Un autre, plus audacieux, a teint un œil en bleu et l’autre en rouge. 

Il a fallu pas moins de 40 injections pour mener à bien cette intervention. Les différents pigments ont été injectés directement sous la couche supérieure de l’œil en utilisant une seringue. Nos deux détenus ont affirmé à la fin de cette opération qu’ils se portaient bien. Seul le dernier avait l’impression d’avoir quelque chose dans l’œil. En tout cas ils ressemblaient à deux zombies tout droit sortis d’un film d’horreur.

Interrogés sur leurs motivations à se prêter à ce type d’intervention très risqué et d’ordinaire réservé aux patients ayant subi un traumatisme à l’œil, ils ont affirmé qu’ils le  font pour se démarquer et pour tester leurs limites. Cette façon de faire  est  en effet très en vogue dans les prisons Américaines où elle est pratiquée par des détenus sans qualification médicale et en dehors de tout bloc opératoire. L’œil est donc exposé à un risque d’infection au meilleur des cas. Au pire, une simple rotation du globe oculaire dans son orbite au cours de l’intervention peut entrainer sa crevaison par l’aiguille utilisée.
A la fin de ce reportage, j’avais comme des picotements dans les yeux. Personnellement, je ne supporte même pas d’avoir un simple cil sur œil. Aussi suis-je encore a me demander si le simple désir de paraitre mérite que des hommes atteignent le sommet de l’étrangeté !

La vidéo de l'intervention est ici. (patientez pendant le chargement)

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29 sept. 2011

Un flic pas comme les autres.


           Il est 8h15 ce mardi matin. Le taxi commun qui nous conduit au Plateau va bientôt arriver au carrefour entre la Préfecture de police et la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan. C’est un carrefour où la circulation est très pénible aux heures de pointe. Nous le savons par expérience. Aussi, avant même d’y arriver, avons-nous sorti notre paquet de chewing-gum pour en mâcher un. C’est notre façon à nous de nous apprêter à affronter l’un des embouteillages les plus rudes de la capitale économique ivoirienne. Mais en y arrivant ce matin, c’est un carrefour Saint-Paul dégagé que nous avons découvert. Et nous n’allions pas tarder à en savoir la raison : un agent de police en plein carrefour, régulant la circulation. Jusque là rien d’anormal. Mais ce flic-là il fait bien plus que simplement réguler la circulation, et c’est bien ce qui attire nôtre attention. C’est en effet un véritable spectacle qu’il offre aux usagers de la route : coups de sifflet rythmés pour attirer l’attention des automobilistes, trépignement sous forme de danse pour inviter à marquer un arrêt, roulement des poignets à la Zoblazo en signe d’accélération, coup de rein à gauche pour inviter à tourner à gauche, marche à reculons pour inviter la file de véhicules en face à avancer…bref notre agent fait son show. Un show qui implique tout son corps déjà trempé de sueur de si bonne heure. Un show qui nous change totalement des gestes très réglés et très codés de ses collègues de l’unité de régulation de la circulation. Un show qui ne semble pas déplaire aux automobilistes, eux qui interprètent les gestes de l’agent et lui obéissent. Résultat : un carrefour Saint –Paul totalement désengorgé a cette heure de pointe. Tout simplement ahurissant. « Il a fini avec ça!», s’est exclamée ma voisine dans le taxi, pour dire que cet agent a la maîtrise et l’art de la régulation de la circulation.

               Amusé par notre émerveillement, notre chauffeur nous expliquera plus tard en route que cet agent est en poste à ce carrefour depuis quelques mois et que depuis qu’il y a été affecté eux, chauffeurs de taxi y perdent moins de temps.

                Voici un autre concitoyen dont le talent mérite d’être connu et reconnu, tant son professionnalisme nous réconcilie avec la police, la vraie. Celle qui se met au service des populations. Le voir à l’œuvre nous a en tout cas permis de nous rappeler cette citation de Martin Luther King :
             Le sergent-chef DAN Guy Roger Simplice , 39 ans a été désigné meilleur Policier de
Côte d’Ivoire lors de la cérémonie du Prix d’excellence 2013. Il a
reçu son prix des mains du couple présidentiel.
            « Quoique vous fassiez dans la vie, faites-le bien. Chaque homme devrait accomplir sa mission, si bien que ni les morts, ni les vivants ne puissent le faire mieux que lui. Si la destinée a voulu que vous soyez balayeur des rues, alors balayez comme Anges Michel peignait ses tableaux, comme Shakespeare écrivait ses poésies, comme Beethoven composait ses musiques, si bien qu'après votre mort, les hôtes du ciel et de la terre puissent s'arrêter et dire: Ici, vécu un grand balayeur des rues qui fit bien son boulot! »
             Gageons tout simplement que cet agent obtienne la promotion due à ses efforts. Ce pari est-il entrain d'être gagné? En tout cas en rentrant à la maison ce même soir, nous avons eu l’agréable surprise de constater que la RTI, la télévision nationale lui consacrait un reportage de 1 minute 42 secondes (c'est déjà ça) au cours du journal de 20H00. Nous avons ainsi appris que notre policier est en fait le Sergent Chef DAN GUY ROGER SIMPLICE de l'Unité de Régulation de la Circulation. Et tous les témoignages recueillis au cours de ce reportage concordent pour dire qu'il compte beaucoup d'admirateurs au sein de la population.

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26 sept. 2011

Microsoft:Simon Ouattara nouveau Directeur Général pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Cote d’Ivoire, le come-back numérique? Cette question mérite d’être posée au vu des derniers développements de l’actualité numérique.
                                                                                                       
                                                                                                               Microsoft
Simon Ouattara.
               C’est d’abord le géant américain Microsoft qui a surpris toute la communauté numérique nationale en annonçant son grand retour sur les bords de la lagune Ebrié. Les meilleurs experts de cette entreprise débarquent en effet à Abidjan le 27 Septembre prochain pour présenter les dernières innovations technologiques du géant américain. Cette manifestation prendra la forme d’une journée porte ouverte a laquelle tout le gotha de l’internet en cote d’ivoire est invité : chefs d’entreprise, responsables informatiques, développeurs et décideurs pourront a cette occasion assister à des conférences, participer a des cessions de formation, et visiter des stands d’exposition. C’est que dans le contexte actuel de reprise de l’économie ou les entreprises cherchent a rattraper le retard provoqué par la crise, Microsoft tient a accompagner les entreprises dans la reprise de leurs activités en leur proposant des solutions qui simplifient la communication, le partage de connaissances, la prise de décisions commerciales et la recherche d’information. Cette journée tombe au moment où notre compatriote Simon Ouattara vient d’être nommé Directeur Général pour l’Afrique de l’ouest et du centre chez Microsoft.

                        Google
                  L’autre bonne nouvelle est venue de chez Google, la firme concurrente. Cet autre géant de la Silicon Valley vient en effet d’intégrer la Cote d’Ivoire au nombre des pays autorisés à utiliser son service Google Voice. En clair, il est désormais possible aux internautes ivoiriens disposant d’un compte Gmail d'emettre  des appels vers des numéros en Cote d’Ivoire. Mais si ce service nécessite le chargement du compte Gmail en crédits d’appel, il est en revanche désormais possible d’envoyer GRATUITEMENT des SMS vers des numéros Orange à partir d’un compte Gmail. Google vient en effet d’intégrer l’opérateur de téléphonie Orange Cote d’Ivoire à la liste des opérateurs supportant les SMS en provenance de l’application Gmail Sms. En attendant l’intégration d’autres opérateurs, la nouvelle a crée un véritable buzz au sein de la blogosphère Ivoirienne. Pas tant à cause de la gratuité mais surtout parce que ces applications étaient jusqu’ ici réservées aux utilisateurs Américains et à quelques rares pays Européens.

                       Paypal
                   On a appris dans la même foulée que Paypal, la plateforme de payement la plus utilisée en ligne (mais également la plus tatillone sur les questions de verification d’identité, n’hésitant pas à geler les comptes de ses utilisateurs), vient de débloquer les fonds de l’association Akendewa mobilisés dans le cadre du projet CIVsocial. La nouvelle est bonne quand on sait que depuis belle lurette Paypal a retiré la Cote d’Ivoire de la liste des pays utilisateurs de ses services, là ou tous les pays de la sous région sont listés.

                         WACS
             Il est également annoncé pour 2012 la mise en service d’un nouveau câble sous-marin en fibre optique long de 14000 kilomètres et destiné a augmenter de 23% la capacité d’accès de l’Afrique a internet. Ce système de câble ouest africain (WACS en Anglais), d’une capacité de 5120 Giga par seconde reliera directement les fournisseurs d’accès du continent aux serveurs européens et comportera des dérivations qui permettront de desservir 15 points d’accès sur la cote Africaine dont la Cote d’ivoire.

                         MKV, la premiere tablette africaine
               Même les promoteurs de le tablette MKV, la première tablette Africaine retiennent la Cote d’ivoire au nombre des pays où seront installés les distributeurs indépendants de ladite tablette, tandis que les organisateurs du salon panafricain Africa Telecom People reviennent à Abidjan pour la 7eme édition de cette manifestation qui réunira début Aout plus de 500 participants en provenance d’une dizaine de pays d’Afrique.
                     
                      Et maintenant...?
             On le voit, les nouvelles sont bonnes pour l’internet en cote d’Ivoire et l’avenir s’annonce prometteur. Mais il n’en a pas toujours été ainsi dans ce pays où brouteurs et autres pirates informatiques de tout poil ont achevé de ternir notre image virtuelle et réelle. Et même si le pays continue d’être blacklisté sur de nombreux services en ligne, notamment les services de payement, il faut saluer les internautes ivoiriens dont l’activisme est en train de permettre au pays de sortir de cet embargo numérique dont il était frappé. Mais les pétitions que nous avons signées, les associations que nous avons constituées pour nous faire entendre, les manifestations et autres initiatives destinées à promouvoir un meilleur usage du web n’ont pas fini d’épuiser le combat, et de nombreuses batailles restent encore à mener : il reste encore à donner une forme juridique au  puissant lobby que nous constituons si nous voulons gagner les prochaines batailles comme celle de la baisse des prix de la connection internet et des outils informatique. Il faut également améliorer la gestion des ressources de nommage et d’adressage internet, renforcer les compétences dans les divers domaines de l’internet, encourager la création et le développement de contenu web national de qualité, et surtout pousser les décideurs et les encourager à prendre des mesures dans le sens de la cyber sécurité. La liste n’est pas exhaustive et vos suggestions seront les bienvenues. C’est tout le sens de cet article.

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23 sept. 2011

Freddy Drogba,le frère de Didier arrive…

Tout en lui rappelle son ainé Didier, le plus illustre des Drogba : même potentiel physique impressionnant (1,84 mètre pour 82 kilos), même poste (attaquant), excellent jeu de tête. Mais lui se nomme Freddy et il a 19 ans. Révélé par le Festival International des Espoirs de Toulon où il évoluait sous les couleurs ivoiriennes, les encadreurs en disent déjà beaucoup de bien : "Sur les balles aériennes, c’est pareil. Dans la force de conservation et de percussion aussi, c’est comme Didier. Pour son âge, Freddy a déjà beaucoup de qualités. Pour moi, il mettra moins de temps que son frère pour y arriver. Si ce petit est bien dans la tête, on entendra parler de lui très rapidement..."  assure François Bohe, le sélectionneur des Espoirs de la Côte d’Ivoire.
Freddy, lui, garde la tête bien sur les épaules. Il sait qu’il a encore beaucoup à prouver et que la tâche ne sera pas aisée. Déjà la saison dernière, il a été victime de plusieurs blessures ( genou, ménisque,…) qui ne lui ont pas vraiment permis de s’exprimer au Mans FC, le club de ses débuts. Il souffre également de la comparaison constante avec son ainé et avoue à ce sujet qu’il n’est pas aisé de porter le nom Drogba. N’empêche, il voue un véritable culte à ce dernier sur les traces de qui il rêve de marcher.
Freddy est en effet très attaché à Didier dont il bénéficie des conseils et de la protection. Les deux frères échangent régulièrement au téléphone. Il se raconte d’ailleurs que c’est sur les recommandations de son ainé que notre jeune joueur a décidé de signer avec Dijon pour cette nouvelle saison. C’est un bon challenge pour Freddy qui souhaite pouvoir enchaîner les matchs sans blessure pour prouver son niveau réel à ses nouveaux dirigeants. A Dijon, il évoluera aux cotés de Lesly Malouda, qui n’est autre que le frère du meilleur ami de Didier Drogba, Florent Malouda lui aussi joueur de Chelsea.
On peut dire que notre jeune prodige sais ce qu’il lui reste à faire pour, comme c’est son rêve, évoluer un jour aux cotes de son frère dans la même attaque.
Une attaque 100% Drogba ? Cela n’est pas impossible quand on sait qu’ un troisième frère, Joel cette fois, est à l’essai en ce moment dans un autre club. Affaire à suivre…

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