11 déc. 2012

Annabelle Brou, la nounou devenue DG



La Société de Développement Immobilier (SDI) est le fleuron de l’immobilier en Cote d’Ivoire. Cette jeune structure crée en Juin 2012 ambitionne de révolutionner le secteur de l’immobilier en Côte d’Ivoire. Sa Directrice Générale est Annabelle Brou, une ivoirienne qui vit en France depuis une dizaine d’années. Elle s’assigne pour mission d’aider ses compatriotes à se loger décemment et à des prix raisonnables. Faisons plus ample connaissance avec cette patronne au parcours atypique. 

Une femme entreprenante.


Brou Adjoa annabelle est née à Abidjan en 1980. Après son premier cycle au lycée Moderne D’Abobo à Abidjan, elle se retrouvera au lycée Sainte Foi de la même commune pour un second cycle sanctionné par un Bac G2. La comptable en herbe étudiera même une année à l’IMST d’Adjamé avant de s’envoler pour l’Europe en 2002. Sur les raisons de ce choix, elle s’explique :
 « Ne voyant plus trop l’intérêt de rester à Abidjan, à cause des difficultés, j’ai eu envie d’aller en Europe parce que je tenais coûte que coûte à devenir quelqu’un. Et, pour moi, à cette époque-là, aller en Europe était la meilleure option ».
 C’est d’abord en Belgique qu’elle pose ses bagages avant d’être récupérée et emmenée à Paris par sa sœur aînée qui vivait depuis plusieurs années en France. Mais la nouvelle  Benguiste s’apercevra très tôt que son nouveau pays d’accueil n’a rien de l’eldorado qu’on lui faisait miroiter au pays.

Arrivée en France sans titre de séjour, Annabelle Brou doit batailler un an pour finalement obtenir le précieux sésame en 2003. Elle croit être à la fin de ses souffrances lorsque, entreprenant de poursuivre ses études, elle découvre avec amertume que ses diplômes acquis en Côte d’Ivoire ne sont pas reconnus dans l’Hexagone. Elle se verra donc obligée de butiner de boulots précaires en  boulots précaires pour assurer son quotidien. Son premier CDI, la jeune immigrée l’obtient en 2003 chez un charcutier-traiteur où elle doit faire fi de son Bac en comptabilité pour vendre des pièces de charcuterie. L’ivoirienne exercera régulièrement ce boulot pendant 3 ans. Mais devant l’augmentation de ses charges et l’insuffisance de la rémunération, elle décide en 2006 de passer à autre chose. Elle se retrouve comme assistante maternelle ou « nounou » dans une famille du 15eme arrondissement de Paris. Mais tout en exerçant ce métier, la nounou ne renonce pas à son rêve de créer un jour sa propre entreprise et devenir son propre patron. Et pour se donner le maximum de chances la nounou se met à fréquenter les milieux d’affaires où elle enchaîne rencontres sur rencontres. Elle effectue même de fréquents séjours en Côte d’Ivoire dans l’objectif de rencontrer des personnes qui pourraient lui faire des propositions d’affaire. Sa témérité finit par payer puisque le 27 Mai 2012 au cours d’un de ses voyages à Abidjan, elle a la chance de rencontrer Monsieur Dosso Sinali, DG de Net Conseil. Avec lui, elle échange une première fois. La seconde fois à Marakech au Maroc, elle à le temps de lui exposer ses ambitions pour l’immobilier en Côte d’Ivoire. L’homme d’affaire apprécie l'engagement et l'envie de réussir de la jeune dame. Il remarque sa capacité à proposer des solutions. Il accepte de lui donner sa chance en la nommant Directrice générale de la SDI, la filiale immobilière du groupe Net Conseil.

Cette ascension qu’elle qualifie elle-même de fulgurante, Annabelle Brou reconnaît humblement quelle la doit en partie à son métier de nounou. Il lui a permis de vivre décemment et de voyager pour nouer des contacts. Elle à d’ailleurs continué à servir la famille du 15eme arrondissement plusieurs mois après sa nomination en tant que DG. Annabelle est très reconnaissante envers cette famille qui l’a beaucoup soutenue. Elle prendra le soin de proposer quelqu’une d’autre à ses bienfaiteurs avant de démissionner pour rejoindre son nouveau poste en Cote d’Ivoire.

A la tête de la SDI, Annabelle Adjoa Brou entend innover dans le secteur de l’immobilier. Elle veut faire de la SDI l’interface crédible qui permettra à un maximum de personnes de toutes les couches sociales  et particulièrement aux compatriotes de la diaspora de se loger sans se faire gruger par des opérateurs véreux ou des parents indélicats. Du déjà entendu dira-t-on. Mais la nouvelle Directrice Générale présente ses partenaires dans ce projet (dont une caisse d’épargne) comme son atout le plus sérieux. La SDI à également acquis plusieurs hectares de terrain dans le district d’Abidjan et banlieues pour la réalisation de ses projets. La première tranche de logements, des duplex et des triplex à Djorogbité à la périphérie d’Abidjan est déjà en chantier et peut être visitée en temps réel selon la Directrice Générale. Elle sera livrée dans 18 mois et est destinée dans un premier temps à la diaspora qui à très bien réagi à la présentation de ce projet en Europe. « sur le papier, Djorogbité est déjà vendu… Des footballeurs internationaux très connus ici, des artistes et des associations ont déjà souscrit… Le projet attire beaucoup les gens parce qu’à la différence des autres promoteurs, nous, nous mettons sur plan tout le matériel qui sera utilisé pour la construction, les différentes mesures des différentes pièces», assure-t-elle.

Concernant les conditions d’acquisition, Annabelle brou à ressuscité la location-vente : les futurs acquéreurs  pourront contracter des crédits avec leurs banques ou avec la caisse d’épargne pour payer leurs maisons en 48 ou 60 mois maximum. L’offre immobilière de la SDI peut être consultée sur le site internet de Net Conseil.

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1 commentaire:

  1. Je pense que le mieux est d'aller sur place pour effectuer tranquillement les opérations immobilières.En effet,il y a toujours un risque de le faire à distance.Merci pour ces informations précieuses sur ce secteur au Pays. Le portrait de cette ivoirienne de la Diaspora fait rever tout le monde,un parcours atypique...

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