24 déc. 2012

Gangnam Style version ivoirienne par la compagnie Aaninka


     Quand le Zaouli, le Tématé et les autres danses ivoiriennes se rencontrent sur un rythme coréen, voici ce qu’ on obtient : une parodie du clip Gangnam Style du coréen Psy dans un style Africain. C’est l’œuvre de Aaninka, une compagnie de danse et de musique de Côte d’Ivoire qui se fixe pour objectifs de promouvoir et de valoriser la culture africaine à travers la danse et la musique tirées du très large et varié répertoire traditionnel ivoirien.

     La vidéo à été déjà vue plus de 90 000 fois sur Youtube avec près de 227 commentaires, tous élogieux. Et depuis, la compagnie AAninka croule sous le poids des invitations en provenance des 4 coins du monde. Elle à ainsi représenté l’Afrique toute entière lors d’un concert de bienfaisance des Nations Unies en Corée au mois de novembre dernier. Déjà en 2010, elle avait donné une prestation époustouflante lors du sommet du G20 dans ce même pays. Aaninka est également l’auteur d’une parodie très drôle du célèbre titre de Michel Telo (ai se eu te pego) à voir ici .


Aaninka dans les coulisses du G20 à Séoul en Corée
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17 déc. 2012

Comment vivre de son blog en Côte d’Ivoire ?



C’est un Jean-Patrick Ehouman très en verve qui a animé Samedi 15 Décembre dernier la première d’une série de 3 conférences initiées par l’ONG Akendewa sur le thème : « Le contenu ROI d’Afrique ». Normal, l’homme s’exprimait sur le blogging, un de ses thèmes de prédilection. Pendant 3 heures, il à enchaîné anecdotes, révélations et confidences sur sa vie de blogueur professionnel, et ni les allées et venues incessantes de certains auditeurs pendant la conférence, ni les questions qui tombaient en plein pendant l’exposée liminaire n’ont réussi à le sortir de sa transe du moment. Revivons ensemble cette folle séance d’exorcisme au cours de laquelle le blogueur Jean-Patrick Ehouman nous à délivrés de nos préjugés sur les blogs.

En choisissant d’entamer sa conférence par un brainstorming sur les raisons de l’insuffisance de contenus africains sur internet, le conférencier du jour tenait à faire passer un message : notre continent produit moins de 1% des contenus en ligne. Son approche pédagogique à bien fonctionné puisque la petite communauté de geeks réunie à l’Université Méthodiste de Cocody pour la circonstance s’est spontanément mise à proposer des solutions pour combler notre retard sur internet. J.P, comme l’appellent ses intimes n’en demandait pas plus pour expliquer à son auditoire l’opportunité que représentent les blogs pour l’Afrique.

"Nos universités produisent en grande quantité des ressources qui sommeillent dans nos bibliothèques. Nos administrations produisent des ressources d’une qualité exceptionnelle qui moisissent dans des tiroirs. Toutes ces ressources pourraient mieux servir l’Afrique si elles étaient mises en ligne".

Il à donc exhorté les internautes ivoiriens à créer des blogs pour faire connaître l’Afrique et ses ressources, mais également pour contribuer au développement du continent. Pour être très concret, le blogueur professionnel à même suggéré aux membres de la blogosphère ivoirienne certains créneaux qui pourraient être très porteurs  en matière de blog en Côte d’Ivoire. 
  
Selon Jean-Patrick Ehouman, un blog sur la fonction publique pourrait devenir très rapidement populaire en raison du nombre de fonctionnaires dans notre pays. De même un blog pour renseigner les citoyens dans leurs démarches administratives ou pour orienter les abidjanais dans leurs déplacements dans la capitale économique ivoirienne sera bien accueilli en raison respectivement des difficultés pour obtenir des documents administratifs et de l’informel qui règne dans le secteur du transport à Abidjan. L’assistance à également appris que les blogs consacrés aux rumeurs et aux potins marchent bien du fait de notre culture africaine basée sur l’oralité. Partant de ce constat, le paron de AllDenY a particulièrement recommandé aux futurs blogueurs de baser leurs blogs sur un thème bien précis et de se spécialiser et se consacrer exclusivement à ce thème. Il à en revanche fortement déconseillé les blogs généralistes qui selon lui marchent rarement ainsi que les blogs d’actualité du fait de la concurrence rude dans ce domaine.

S’exprimant sur ses revenus de blogueur, le conférencier s’est montré peu loquace. Invoquant des clauses de confidentialités dans les contrats qui le lient à certains partenaires, il s’est juste contenté de révéler que son blog lui à permis de décrocher des contrats de diverses nature avec des entreprises, soit pour rédiger des articles sponsorisés, soit pour des contributions externes comme c’est le cas en ce moment avec le magazine panafricain Jeune Afrique. Il explique cependant que son blog lui à ouvert de nombreuses portes, permis d’accéder à certains milieux ainsi que d’effectuer de nombreux voyages à travers le monde. Il ne s’est pas privé de citer l’exemple d’autres blogueurs ivoiriens qui grâce à leurs écrits ont pu soit obtenir des contrats publicitaires avec des entreprises de la place pour leur blog, soit obtenir un emploi, soit obtenir une meilleure situation professionnelle. Jean-Patrick reconnaît toute fois que sous nos cieux il est pour l’heure très difficile de dégager des revenus directs sur les blogs à partir de programmes publicitaires rémunérés comme Google Adsense du fait que nous sommes encore très peu d’Internautes.

Ce fut au total une conférence riche en enseignements qui nous à permis de comprendre que le bloging est une activité à part entière qui mérite d’être exercée avec le plus grand sérieux. Mention spéciale au comité d’organisation qui a réussi, en pleine conférence, la prouesse technologique de créer un livestream, permettant ainsi aux nombreux internautes qui n’ont pu effectuer le déplacement de suivre la conférence en direct depuis le confort de leurs domiciles et de participer aux débats.
Jean Patrick Ehouman et ses disciples du jour
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11 déc. 2012

Annabelle Brou, la nounou devenue DG



La Société de Développement Immobilier (SDI) est le fleuron de l’immobilier en Cote d’Ivoire. Cette jeune structure crée en Juin 2012 ambitionne de révolutionner le secteur de l’immobilier en Côte d’Ivoire. Sa Directrice Générale est Annabelle Brou, une ivoirienne qui vit en France depuis une dizaine d’années. Elle s’assigne pour mission d’aider ses compatriotes à se loger décemment et à des prix raisonnables. Faisons plus ample connaissance avec cette patronne au parcours atypique. 

Une femme entreprenante.


Brou Adjoa annabelle est née à Abidjan en 1980. Après son premier cycle au lycée Moderne D’Abobo à Abidjan, elle se retrouvera au lycée Sainte Foi de la même commune pour un second cycle sanctionné par un Bac G2. La comptable en herbe étudiera même une année à l’IMST d’Adjamé avant de s’envoler pour l’Europe en 2002. Sur les raisons de ce choix, elle s’explique :
 « Ne voyant plus trop l’intérêt de rester à Abidjan, à cause des difficultés, j’ai eu envie d’aller en Europe parce que je tenais coûte que coûte à devenir quelqu’un. Et, pour moi, à cette époque-là, aller en Europe était la meilleure option ».
 C’est d’abord en Belgique qu’elle pose ses bagages avant d’être récupérée et emmenée à Paris par sa sœur aînée qui vivait depuis plusieurs années en France. Mais la nouvelle  Benguiste s’apercevra très tôt que son nouveau pays d’accueil n’a rien de l’eldorado qu’on lui faisait miroiter au pays.

Arrivée en France sans titre de séjour, Annabelle Brou doit batailler un an pour finalement obtenir le précieux sésame en 2003. Elle croit être à la fin de ses souffrances lorsque, entreprenant de poursuivre ses études, elle découvre avec amertume que ses diplômes acquis en Côte d’Ivoire ne sont pas reconnus dans l’Hexagone. Elle se verra donc obligée de butiner de boulots précaires en  boulots précaires pour assurer son quotidien. Son premier CDI, la jeune immigrée l’obtient en 2003 chez un charcutier-traiteur où elle doit faire fi de son Bac en comptabilité pour vendre des pièces de charcuterie. L’ivoirienne exercera régulièrement ce boulot pendant 3 ans. Mais devant l’augmentation de ses charges et l’insuffisance de la rémunération, elle décide en 2006 de passer à autre chose. Elle se retrouve comme assistante maternelle ou « nounou » dans une famille du 15eme arrondissement de Paris. Mais tout en exerçant ce métier, la nounou ne renonce pas à son rêve de créer un jour sa propre entreprise et devenir son propre patron. Et pour se donner le maximum de chances la nounou se met à fréquenter les milieux d’affaires où elle enchaîne rencontres sur rencontres. Elle effectue même de fréquents séjours en Côte d’Ivoire dans l’objectif de rencontrer des personnes qui pourraient lui faire des propositions d’affaire. Sa témérité finit par payer puisque le 27 Mai 2012 au cours d’un de ses voyages à Abidjan, elle a la chance de rencontrer Monsieur Dosso Sinali, DG de Net Conseil. Avec lui, elle échange une première fois. La seconde fois à Marakech au Maroc, elle à le temps de lui exposer ses ambitions pour l’immobilier en Côte d’Ivoire. L’homme d’affaire apprécie l'engagement et l'envie de réussir de la jeune dame. Il remarque sa capacité à proposer des solutions. Il accepte de lui donner sa chance en la nommant Directrice générale de la SDI, la filiale immobilière du groupe Net Conseil.

Cette ascension qu’elle qualifie elle-même de fulgurante, Annabelle Brou reconnaît humblement quelle la doit en partie à son métier de nounou. Il lui a permis de vivre décemment et de voyager pour nouer des contacts. Elle à d’ailleurs continué à servir la famille du 15eme arrondissement plusieurs mois après sa nomination en tant que DG. Annabelle est très reconnaissante envers cette famille qui l’a beaucoup soutenue. Elle prendra le soin de proposer quelqu’une d’autre à ses bienfaiteurs avant de démissionner pour rejoindre son nouveau poste en Cote d’Ivoire.

A la tête de la SDI, Annabelle Adjoa Brou entend innover dans le secteur de l’immobilier. Elle veut faire de la SDI l’interface crédible qui permettra à un maximum de personnes de toutes les couches sociales  et particulièrement aux compatriotes de la diaspora de se loger sans se faire gruger par des opérateurs véreux ou des parents indélicats. Du déjà entendu dira-t-on. Mais la nouvelle Directrice Générale présente ses partenaires dans ce projet (dont une caisse d’épargne) comme son atout le plus sérieux. La SDI à également acquis plusieurs hectares de terrain dans le district d’Abidjan et banlieues pour la réalisation de ses projets. La première tranche de logements, des duplex et des triplex à Djorogbité à la périphérie d’Abidjan est déjà en chantier et peut être visitée en temps réel selon la Directrice Générale. Elle sera livrée dans 18 mois et est destinée dans un premier temps à la diaspora qui à très bien réagi à la présentation de ce projet en Europe. « sur le papier, Djorogbité est déjà vendu… Des footballeurs internationaux très connus ici, des artistes et des associations ont déjà souscrit… Le projet attire beaucoup les gens parce qu’à la différence des autres promoteurs, nous, nous mettons sur plan tout le matériel qui sera utilisé pour la construction, les différentes mesures des différentes pièces», assure-t-elle.

Concernant les conditions d’acquisition, Annabelle brou à ressuscité la location-vente : les futurs acquéreurs  pourront contracter des crédits avec leurs banques ou avec la caisse d’épargne pour payer leurs maisons en 48 ou 60 mois maximum. L’offre immobilière de la SDI peut être consultée sur le site internet de Net Conseil.

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